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DÉCOUVREZ LES AUTRES ACTIVITÉS DE PATMO... PEINTURE, COUTURE, JOUETS OU TRICOTS, TOUTES CES CRÉATIONS M'APPORTENT BEAUCOUP DE PLAISIR. ET PAR CES QUELQUES PAGES J'AIMERAI VOUS FAIRE PARTAGER CETTE AVENTURE.

Le violon

Aquarelle - sur le motif

Les oranges..

Aquarelle - sur le motif

Les potirons..


Acrylique sur papier - sur le motif

Le caseyeur..

acrylique sur papier

Poires sur serviette en papier...

Acrylique sur papier collé sur bois _ d'après nature

Chalutier

Acrylique sur papier

Carnaval..

Pastels secs sur Canson - d'après photo

Village du sud..

Acrylique sur papier - d'après photo

La maison bleue... sommaire



Sommaire

Présentation

Des créations personnelles...
C’est par choix que j’ai choisi de fabriquer uniquement des maisons miniatures de ma création. L’aventure commence déjà lorsque je saisi un crayon et un bout de papier et que je griffonne, cherchant les idées, et pour rien au monde je ne  souhaiterai sauter cette étape. 
 Ici, il ne s’agit pas seulement de photos, je souhaiterai vous faire partager autre chose. Je vous invite à me suivre sur ces quelques pages, où je vous livre mes réflexions au fil des mots, quelques astuces de fabrication, mais aussi les  histoires que m’inspirent mes créations.

Le choix de la mise en scène
Bien que je fabrique de toute petite maison, encombrement oblige, je cherche à utiliser tout l’espace disponible. C’est un peu comme fabriquer une vitrine, il faut, dans une toute petite boite, reproduire une scénette, recréer une ambiance, une atmosphère.
Pour la mise en scène de la maquette, je fonctionne de la même façon. Ainsi, dans une tout petite cour on peut trouver une multitude d’objets. Ce qui est passionnant c’est d’y faire figurer les marques du temps. Bien entendu, ce n’est pas obligatoire, mais pour ma part, je n’imagine pas une scène extérieure sans y voir des marques d’usure, de la pollution ou de la rouille. Quelques herbes folles poussant entre les pavés, quelques traces de suie le long d’une cheminée rendent les scènes plus réalistes.
Pour fabriquer tout ce petit univers il faut toucher à toutes sortes de techniques. Certaines sont faciles à acquérir, mais d’autres sont un peu plus délicates à aborder. Il n’est pas question pour moi de tout savoir réaliser, mais je trouve intéressant de chercher de nouvelles façons pour détourner les obstacles. Trouver des astuces pour rendre un effet recherché.


Le choix des dimensions
La première maison que j’ai fabriquée était une énorme maison de bois de 7 pièces sans compter le palier et les deux volées d’escalier.
Les façades étaient articulées et l’ensemble présentait une maison entièrement fermée.
Je n’ai que peu de photos de cette maison et encore, elles sont de mauvaise qualité, les appareils numériques n’en étaient qu’à leur début.
Mais ce premier projet n’a pas résisté à un déménagement, tellement la maison était lourde et encombrante. Ne pouvant ni la ranger ni la déplacer seule, j’ai du me résoudre à la détruire. Bien sûr, c’est la mort dans l’âme que je l’ai cassée, car j’y étais très attachée.
Je vais, cependant, par quelques lignes et photos de mauvaises qualités essayer de vous faire partager l’histoire de ma petite maison telle que je la ressentais à ce moment là. (voir : "il était une fois " la petite maison des faubourgs".)

La seconde maison, de dimensions plus modestes tenait sur un carré de 50 cm de côte. Elle faisait partie d’un projet collectif  débuté en 2001 : le village de Miniaturama sur mer.  En bois également, (voir maison bleue)  Elle reste relativement lourde, et il ne m’est guère facile de la déplacer seule. Cependant, elle a participé à bon nombre d’exposition.
Prévue dès le départ pour être exposée, elle ne comporte pas de façade arrière ce qui permet au spectateur de visionner plus facilement l’intérieur et de profiter de tous les détails.
Aujourd’hui, je ne dépasse pas la taille de 50 cm au carré pour base, dimension fort commode à déplacer. De plus, je prévois une structure démontable par étage et surtout j’utilise le moins de bois possible dans le gros œuvre.
J’essaye également de garder une dimension de modules qui me permettent de ranger mes réalisations dans des cartons. (voir la maison d’Emilie Pageot)
Bien entendu le nombre de pièces en est réduit, ce qui m’emmène vers des maisons nécessairement plus anciennes, à l’époque où les habitations ne comportaient généralement que deux pièces principales, une pièce à vivre et une chambre. Cela n’en devient que plus intéressant, car il faut faire des efforts de mémoire et se documenter pour recréer l’agencement des pièces et le mobilier de l’époque.

Il faut un peu plus se creuser la cervelle pour développer ce genre de projet et cela pose parfois quelques petits problèmes d’ordre technique. Tels que les emboitements, camouflage des plans de joint, raccordement de l’électricité. Mais le challenge en vaut la peine.
Plus besoin d’appeler à l’aide pour les déplacements, je travaille tranquillement sur chaque étage séparément. Je fonctionne par module, aussi bien en longueur qu’en hauteur.

Le choix des matériaux
Le bois est présent pour consolider, mais la structure générale de la maquette est en polystyrène extrudé de bâtiment. J’aime beaucoup travailler ce matériau, il se coupe, se taille se sculpte sans problème, léger mais solide à la fois, il est pour moi idéal pour les gros murs et les bases de mes constructions.
Pour le reste, je n'ai aucun apriori et j'utilise à peu près tout ce qui me tombe sous la main. Il n'y a pas pour moi, de matière noble ou non. Papier, carton, plastique, emballages divers, capsules et bouchons, je fais feu de tout bois, il n'y a que de la matière première.
Mon bois de prédilection est la cagette et le bois de la boîte à fromage. Il se ponce, se lime, se perce avec une grande facilité. il est plus solide que le balsa et permet toute sorte de réalisation.  Je réserve les baguettes de balsa pour des pièces fines et rectilignes telles que des encadrements de fenêtre ou la fabrication de profilés.

La maison d'Emilie.. sommaire

LA fabuleuse histoire d’Émilie Pageot

Retrouvez en détails les différentes étapes de la fabrication de la maison d’Émilie Pageot...son histoire, les astuces de fabrication.

Sommaire
  à suivre...

Emilie Pageot... naissance

Naissance

L’idée m’est venue, un matin, alors que, rangeant des cartons je tombais sur une base abandonnée à moitié décorée. Il s’agissait d’une base en polystyrène extrudé de 35 cm de large par 50 cm de long. Un embryon de cour ou de jardin y était déjà. Un peu de terre battue, des murets, quelques marches…
Je tournais et retournais ce morceau de polystyrène en me demandant ce que je pourrai bien en faire. Peu à peu, l’idée m’est apparût. J’avais envie de faire un jardin. Je ne savais pas encore quel allure il allait avoir, mais, je commençais à m’imaginer des légumes des plates-bandes, des fleurs…
Ma première idée, était de construire juste une façade de maison donnant sur un jardin et de réaliser celui-ci sur la partie restante. Mais étant donné la largeur du trottoir existant (je reste persuadée de l’importance du trottoir), il ne restait pas tout à fait assez de place pour faire le projet tel que je l’imaginais.        
Je changeais donc mes plans, et décidais de fabriquer une maison donnant sur une courette et sur un second plateau, de faire le jardin.

Il est, dans ma région, une commune, au bord de la Loire, tout près de Nantes dont le cœur est constitué de petites maisons de pécheurs, toutes imbriquées les unes dans les autres, biscornues à souhait. Certaines ont de petits jardins, mais la plupart se contente d’une courette ou encore plus simplement d’un perron ou se bousculent quelques jardinières. Les ruelles sont si étroites que les véhicules ne peuvent y passer. Le long des murs, à la belle saison, des pieds de roses trémières crèvent le bitume. L’intersection de ces ruelles forme des placettes où les habitants laissent tables et chaises de jardin pour, les soirs de beaux temps se retrouver entre voisins. 
Mais oui, nous sommes bien en 2012, mais il est vrai qu’en déambulant dans ce village, nous sommes hors du temps.

Tout comme le petit café "Vent de Galerne", la petite maison pourrait tout droit sortir de cet endroit.

Évidemment, la maison ne sera pas très grande, en fait, ce sera un morceau de maison, une maison coupée ce qui permettra de voir, à l’instar de la petite maison bleue, tous les détails intérieurs.
Malgré tout, comme pour le café « Vent de Galerne » ou la brocante « Chez Léon », je souhaite que l’ensemble reste démontable... et surtout que le tout soit léger et solide.
Donc quand on n’a pas de place… il faut avoir des idées...
Après quelques griffonnages, hésitations, ratures… les idées se posent. Le personnage m’apparaît....
 Le personnage est très important, il me faut l’imaginer, le créer, lui donner vie afin de comprendre dans quel environnement je peux le faire évoluer.  Le personnage est le centre du projet. Sans lui, pas d’aventure, pas d’histoire.
Il me faut un prénom, un nom… Je ne connais encore rien de lui. Je peux seulement pressentir qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Dans ce cas présent, c’est une femme qui s’impose à moi. Je ne connais ni son âge, ni son histoire, je les découvrirais au fur et à mesure…
Un prénom : Emilie... 
C’est par hasard que je trouvais le nom de Pageot. (Définition du dictionnaire :
 Le Pageot
(pagelus erythrinus)
Carte d'identité : Le Pageot est un poisson qui vit en petit groupe, sur fonds plats, sableux ou rocheux entre 20 et 80 mètres….(suivent ensuite quelques détails techniques sur la pêche du pageot qui ici ne nous intéressent pas).
Autres appellations : Daurade rose, demoiselle, pageau,)

Un nom : Pageot , Voilà qui me semblait tout à fait approprié, pour une demoiselle qui habiterait au bord de la mer.
C’est ainsi que naquit Émilie Pageot …


La maison d'Emilie... Structure

 

Structure.

Après quelques griffonnages, la forme générale de la maison m’apparaît. Toute petite bien entendu, et l’arrière ouvert à la vue, comme pour la maison bleue
Pour des raisons évidentes de poids, j’opte pour une structure en polystyrène extrudé de 2 cm d’épaisseur et de carton mousse (chutes d’une précédente réalisation, rien ne se perd).
D’une façon générale, je ne laisse pas les maisons que je fabrique en exposition permanente. je souhaite pouvoir les ranger facilement sans pour autant qu’elles prennent la poussière. J’ai choisi un format de carton qui me sert également dans mes déplacements lors d’expos… Il me faut donc, obtenir une cote inférieure à 35 cm en hauteur (dimension haute de mon carton). Quant à la longueur, j’ai définitivement adopté 50 cm pour dimension maximale.
Consciente de mes contraintes, je coupe, je taille, je retaille, je recoupe... et peu à peu la structure prend forme. Dans un premier temps elle est d'un seul bloc. 
La partie étage est séparée du reste de la maison. Une baguette de bois figue une corniche, mais surtout vient cacher le plan d’emboitement de la maison. 
A ce stade, je ne sais pas encore si la maison sera solidaire du socle. 

L’étage est un peu de guingois. J’étais un peu trop juste dans mes morceaux de polystyrène, j’ai un légèrement triché. Mais ce n’est pas grave, la maison étant très, très vieille, cela ne la rendra que plus réaliste.
Après le montage de la structure, je passe un enduit cellulosique sur les murs et les interstices. Comme l’enduit est vieux, je le malaxe pour le rendre plus souple, non pas avec de l’eau (le carton plume n’aime pas) mais avec de la  colle blanche ordinaire (colle à carton) C’est magique. La pâte redevient malléable sans apporter de l’humidité. Je vais pouvoir enduire sans distinction, carton ou polystyrène et utiliser mon fond de boîte. Le mélange devient solide sans être aussi lourd que le plâtre.

Pour l’instant, la structure devient très solide mais toujours très légère. 
J’aime bien travailler le polystyrène extrudé, c'est un peu magique. Il se taille et se coupe sans s’émietter..,Il se ponce et se sculpte très facilement. Je commence, donc à tailler les pierres du vieux mur.

Je ne suis pas pressée, tout en prenant mon temps je m’imprègne du personnage, en imaginant la personnalité d’Emilie Pageot. 

Elle ne paye pas de mine la petite maison d’Emilie Pageot. Elle est un peu bizarre, biscornue et bien vieille. Mais cela ne fait rien. Elle l’aime bien sa maison, Émilie Pageot. Elle la tient de sa grand-mère, et pour rien au monde, elle ne voudrait habiter une de ces maisons « modernes » pratiques et bien conçues avec toutes les commodités, mais qui, selon elle, manque d’âme. Plus tard, sans doute, quand elle ne pourra plus monter à l’étage, elle partira, mais plus tard, bien plus tard…

Je continue à enduire, peu à peu le polystyrène disparaît pour faire place au décor.

La maison d'Emilie...les travaux

Les ouvertures

Passons aux menuiseries... Une porte basse pour le sous-sol, une porte vitrée et une fenêtre munie de volets pour la cuisine.

La porte et la fenêtre de la cuisine appartenaient à la petite maison des faubourgs » , mais il faut les ajuster et confectionner les huisseries. Je reprends également le grand volet, il servira de porte d’accès pour le jardin. Ensuite viennent les fenêtres de l’étage. Pas de vraie difficulté, elles sont en bois et fonctionnelles.
Les menuiseries sont en balsa. En effet ce bois est le plus pratique pour découper des montants rectilignes de petite section. Le temps de prise à la colle à bois est quasi instantané, ce qui est forcément intéressant car les fenêtres fragiles ne supportent pas la mise sous pression.
Il faut, bien entendu, peindre les huisseries avant de mettre les vitres en place. Les vitres (en plexiglas) sont taillées dans un emballage de CD vide.
Fabrication des fenêtre de l'étage
 Je choisis une douce couleur verte, un peu passée, qui à mon avis, va plaire à Émilie.
Afin d’effectuer la patine je les peints d’abords en jaune (en ocre plus exactement) , puis j’applique ma peinture de finition. Viennent ensuite la rouille sur les gonds et les différentes salissures dues aux intempéries. Pour plus de facilité, je pose les rideaux avant de poser les ouvertures.
Juste un peu de patience et quelques heures plus tard, portes et fenêtres sont en place.  

La fée électricité

Il est temps de passer à la partie électricité.
L’éclairage est primordial dans la réalisation d’une maquette. Il apporte la vie. C’est un peu comme de la magie. La lumière s’allume, et, l’on s’attend à voir apparaître les personnages. On peut sentir les odeurs de cuisine, entendre s’entrechoquer les ustensiles.
Il suffit d’entrer dans la maison et se laisser entrainer dans son univers. C’est, pour moi, une phase incontournable dans la réussite d’un projet. C’est, à mon sens, ce qui différencie le plus la réalisation d’une vitrine de celle d’une maison miniature.
 J'ai aménagé dans la cave une partie où j'ai installé une barrette électrique. Ce sera le local technique là  où les différents circuits viendront se rejoindre. Un premier point de connection est fait dans un domino posé à même la façade
Un tranfo de 12V à 1000 mA est nécessaire pour l'alimentation générale de la maison. 

 J’essaye de placer les éclairages de façon logique, choisir les différents points lumineux intéressants. Non pas comme s’il s’agissait d’éclairer un objet lors d’une exposition, mais plutôt de façon fonctionnelle, comme ils seraient placés dans la réalité.  Il faut effectuer les rainures, et bien sûr, penser à la jonction des deux parties. ..Quelques saignées par-ci, d’autres par là, le réseau électrique se met en place.
Malgré la petitesse de la maison, je cherche à utiliser le maximum d’espace. J’ai choisi, dans cette réalisation, de ne faire que les pièces principales, partant du principe, que la maison étant coupée, les sanitaires et autres dépendances se trouvaient dans la partie absente.
Arrivée des différents points lumineux dans la cuisine
La maison étant très vieille, il n’était pas rare, à l’époque, (mais au fait, de quelle époque parlons nous ?) de ne trouver dans les maisons que deux pièces principales, la cuisine et pièce à vivre, et la chambre. Parfois même, dans les maisons très anciennes, il n’y avait qu’une grande pièce la chambre faisant partie intégrante de la salle (maison bretonne, vendéenne etc.…). Ces petites maisons, souvent flanquées de dépendances, avaient soit un sous-sol, une grange ou un cellier servant de remise et de réserve.
Deux pièces, c’est le cas de la maison d’Emilie. Par la suite, et avec le progrès, des sanitaires ont été aménagés près de la cage d’escalier, et pour la dépendance, il s’agit d’une petite cave, basse de plafond où la demoiselle, tout comme sa grand-mère et la mère de celle-ci l’avaient fait avant elle,  range de petites réserves pour l’hiver. On  y trouve patates, bouteilles  et autres conserves ainsi que tout un bric–à-brac d’objets dont elle n’a plus l’usage.

La toiture

Fabrication des tuiles
Dans de la pâte à modeler qui durcit à l'air, je réalise les tuiles plates qui viendront recouvrir mon toit de carton. Je procède de la même façon que pour la tuile de la petite maison de anciens , et applique la recette des tommettes.
 
Après avoir passé une couche de peinture grise sur le toit, et collé des bandes d'alu dans les noues (Une noue est la jonction des deux versants d'une toiture, cette jonction formant un angle rentrant. Elle assure l'étanchéité de la jonction...), je commence 


Les fils électriques sont passés, le gros œuvre est terminé,  je peux, à présent recouvrir sol et mur.